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Acta est fabula © Sébastien Erome

Janvier 2018 : Les rendez-vous

Focus Christian Rizzo

En janvier, Christian Rizzo fait son tour de France. Le directeur rock’n’roll de ICI, le CCN de Montpellier prendra la route et montrera quatre pièces de son répertoire au quatre coins de l’hexagone. Du 9 au 13 janvier, il présentera le blockbuster chorégraphique d’après une histoire vraie…, percussif et hirsute au TNB de Rennes. Le 16 janvier, à La Passerelle de Saint-Brieuc, c’est sa petite soeur Ad Noctum qui est programmée, pas de deux poétique et élégant porté par les sublimes Julie Guibert et Kerem Gelebek. Les 23 et 24 janvier, direction Lyon, où il remonte B.C, janvier 1545, Fontainebleau, pièce créée en 2007 pour la même Julie Guibert. Entourée de figures animales, du son de Gerome Nox et de la lumière de Caty Olive, la danseuse évolue au coeur d’une composition enchanteuse. Ensuite, cap à l’ouest, au TAP à Poitier (25 janvier) et au Lieu Unique (Nantes, les 27 et 28 janvier), le chorégraphe présentera le syndrome Ian, interrogeant l’alchimie collective des danses de clubs, portrait épuré et disloqué du prophète cold-wave Ian Curtis. Un tour de France, mais aussi un tour des danses. F.M.

Festival Les [s]inguliers #2, Paris

Du 23 janvier au 3 février, la seconde édition du festival Les [s]inguliers organisé par le Centquatre-Paris réunit des artistes aux pratiques pluridisciplinaires au coeur d’une programmation éclectique. Nous retrouverons plusieurs performances musicales aux formats divers : le musicien-performeur Gérald Kurdian présente deux projets autour des révolutions queer : le solo Hot Bodies (Stand Up) et le bal pop A Queer Ballroom for Hot Bodies of the future, qui viendra clôturer le festival. Le compositeur et metteur en scène suisse Dimitri de Perrot présente sa dernière création Myousic, performance visuelle et acoustique avec le batteur Julian Sartorius. Coté arts plastiques, les graphistes Agathe Joubert et Pauline Vialatte de Pémille présenteront l’exposition Bord d’œuvres – en entrée libre pendant toute la durée du festival – autour de la présence des œuvres de peinture au cinéma. Artistes associées au Centquatre, le duo d’artistes  aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii présenteront leur dernière création Le jour où le penseur de Rodin s’est transformé en gomme. Les deux sculpteurs, performeurs et metteurs en scène Yvan Clédat et Coco Petitpierre présenteront quant à eux Ermitologie, spectacle poétique et onirique où se croisent quelques figures de l’histoire de l’art. W.L.P.

Focus Anne Teresa de Keersmaeker

Du 9 au 20 janvier, l’Espace Pierre Cardin – Théâtre de la Ville présentera A Love Supreme, recréation de 2017 d’une pièce co-créée en 2005 avec Salva Sanchis. Anne Teresa de Keersmaeker confronte la rigueur mathématique de son écriture à la déflagration free jazz de John Coltrane, A Love Supreme (1965). Les interprètes masculins de ce quartet évoluent avec incandescence sur la partition improvisée de Coltrane, dans un tourbillon musical oscillant entre ferveur mystique et effervescence crépusculaire. Autre pièce fondée sur le rapport entre écriture musicale et mouvement dansé, Rain créée en 2001 est de suite considérée comme un des spectacles phares de la chorégraphe. Ecriture rigoureuse, fantaisie pince-sans-rire, interactions mutines et virtuosité des déplacements et des directions, tous les ingrédients fétiches de la flamande sont réunis en une performance en constante ébullition. Rain est une pièce d’orfèvrerie dans laquelle les interprètes sertissent finement une écriture du geste brillante dans le chef d’oeuvre de la musique minimale américaine, Music for 18 musiciens de Steve Reich. Un joyaux qu’on retrouvera le 20 janvier prochain au Centre des Arts 95 à Enghien-Les-Bains. F.M.

Festival Pharenheit, Havre

Du 24 janvier au 3 février, la sixième édition du festival de danse Pharenheit investit une dizaine de lieux partenaires du Havre et sur le territoire normand. Parmi la vingtaine de projets programmés, nous retrouverons les danseurs noctambules des Rois de la Piste de Thomas Lebrun, la nouvelle création Hymen Hymne de la chorégraphe Nina Santes, Tombouctou Déjà-Vu et Belles et Bois d’Emmanuelle Vo-Dinh, la chorégraphe Mylène Benoit – artiste associée du festival – présentera Votre Danse avec des amateurs ainsi que son nouveau solo intitulé La Maladresse, la chorégraphe Ivana Müller présentera deux projets participatifs We Are Still Watching et Partituur ainsi que sa dernière création Conversations Déplacéesdérive existentielle au coeur d’une forêt vierge. Le metteur en scène Thibaud Croisy présentera quant à lui Témoignage d’un homme qui n’avait pas envie d’en castrer un autre, expérience immersive dans une installation sonore d’un entretien entre l’artiste et un sadomasochiste. W.L.P.

Vivat la danse, Armentières

Du 25 janvier au 3 février, la vingt-et-unième édition du festival Vivat la danse réunit de nombreux artistes aux parcours singuliers et fait la part belle à la jeune création. Plusieurs soli sont programmés : Vacances Vacance d’Ondine Cloez, Ecce (H)omo de la chorégraphe brésilienne Paula PiMultiverse de Louis Vanhaverbeke, Le pas grand chose du circacien Johann Le Guillerm, (Elle) Retient d’Olga De Soto et La Maladresse de la chorégraphe Mylène Benoit. Seront également présentés des duos, à mi-chemin entre performance et arts plastiques : Le jour où le penseur de Rodin s’est transformé en gomme du binôme aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyypoollsskkii ainsi que Incidence 1327, collaboration entre la chorégraphe Gaëlle Bourges et la plasticienne Gwendoline Robin. Nous y verrons également des pièces de groupe, prenant racine dans l’histoire de leurs auteurs : Transaction du chorégraphe syrien Mithkal Alzghair, Littéral de Daniel Larrieu, ou encore Le jour de la bête de la chorégraphe catalane Aina AlegreW.L.P.

Focus Yuval Pick

Du 9 au 12 janvier, le directeur du Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape Yuval Pick investit le Théâtre National de la Danse de Chaillot à Paris avec sa nouvelle création, Acta Est Fabula. Deux semaines après, les 29 et 30 janvier, dans le cadre du festival Faits d’hiver, le chorégraphe présentera le triple-programme Play Bach/loom/eddies au Théâtre de la Cité Internationale. Si dans Acta Est Fabula, les cinq danseurs oeuvrent à l’unisson à la construction, par le geste et la voix, de la partition d’un hymne pop oecuménique, le programme Play Bach/loom/eddies s’appuie sur trois pièce musicales à partir des souffles desquelles les corps respirent et se mettent en mouvement. Le portrait du chorégraphe israélien se dessine alors, mettant en exergue l’attention particulière qu’il porte à la rencontre entre la musique, le chant et l’organicité du collectif. F.M.

Festival Parallèle, Marseille

Du 18 janvier au 3 février, la huitième édition du Festival Parallèle investit plusieurs lieux marseillais et met en avant une nouvelle génération d’artistes, figures émergentes de la jeune création européenne. La foisonnante et prometteuse programmation recèle de pépites, parmi lesquelles 10 Miniballetti du collectif italien Cinetico, solo autobiographique de Francesca Pennini qui explore différentes formes de danses, de la gymnastique rythmique au ballet baroque, Hope Hunt et The Ascension into Lazarus de la chorégraphe irlandaise Oona Doherty, deux performances dans lesquelles elle traverse plusieurs corporéités inspirées de rencontres avec des marginaux de Belfast, ainsi que Per Que Tòrçut Dansan Lo Monde (Pour que tordu danse le monde) signé par le musicien Ernest Bergez et la chorégraphe Pauline Simon, une collaboration s’appuyant sur les musiques et les danses populaires auvergnates. W.L.P.

Acta est fabula © Sébastien Erome

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Publié le 02/01/2018


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