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Affordable Solution for better linving © Erwan Fichou

Mai 2018 : Les Rendez-vous

Tout le monde danse !

Tout le monde dansera à coup sûr le week-end du 3, 4 et 5 mai à Annecy ! La quiétude du lac sera troublée par les vrombissements insolents d’une petite foule d’artistes présentant créations et reprises, pour cet événement né de la collaboration entre Bonlieu, Scène Nationale d’Annecy et le CCN2 – Centre chorégraphique National de Grenoble. Si ce CCN a la particularité d’être dirigé par deux artistes différents, Rachid Ouramdane, chorégraphe et Yoann Bourgeois, évoluant plutôt dans l’univers du théâtre d’objet et du nouveau cirque, cette double influence se retrouve dans ce programme. Cécilia Bengoléa et Florentina Holzinger montreront leur fluorescent Insect Twilight, Théo Mercier présentera sa nouvelle pièce, Affordable solution for better living en duo avec le belge Steven Michel, puis Radio Vinci Park, performance tonitruante conçue en collaboration avec François Chaignaud et un cascadeur à moto. Rachid Ouramdane y présentera un avant gout de sa nouvelle création Franchir la nuit avec une foule d’enfants et reprendra Skull*Cult, chorégraphiée avec Christian Rizzo à l’occasion d’un Sujet à Vif du Festival d’Avignon en 2002. Côté théâtre d’objet, Chloé Moglia prendra de la hauteur, Yoann Bourgeois tentera toujours de ne pas perdre l’équilibre en milieu instable, et l’inclassable Phia Ménard dynamitera des kilogrammes de matière dans le nouveau Contes Immoraux, Partie 1 – Maison Mère, co-signé avec Jean-Luc Beaujault.

Ballet de l’Opéra de Lyon

Du 2 au 12 mai, dans l’écrin de velours rouge de l’espace Pierre Cardin, les virtuoses danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon, maniant avec brio les esthétiques les plus exigeantes physiquement de leur répertoire contemporain, reprendront la Sarabande de Benjamin Millepied, sur des sonates et des partitas de Bach, le sensuel Critical Mass du britannique Russell Maliphant et enfin le très tendu Steptext de l’américain William Forsythe. Matérialité des corps, musiques savantes, tensions des gestes et partitions expertes seront immanquablement au rendez-vous.

Kunstenfestivaldesarts, Bruxelles

Du 4 au 26 mai, le cœur de Bruxelles va battre au rythme du Kunstenfestivaldesarts. Ce rendez-vous annuel – dont l’importance pour le champs performatif et chorégraphique européen n’est plus à prouver – dépliera sa programmation dans une vingtaine de lieux de la capitale belge pendant trois semaines. À l’instar de la ville dans laquelle il se tient, le festival assume son bilinguisme et présentera une multitude de formes hybrides, décentrant les disciplines et tordant les catégories. Encore une fois, les créations seront mises à l’honneur et parmi elles les très attendues La reprise, Histoire(s) du théâtre (I) de Milo Rau, le programme W.I.T.C.H.E.S Constellation, sous la houlette de la chorégraphe Latifa Laâbissi, interrogeant la figure politique de la sorcière, A.G.U.A, performance sculptée de la plasticienne Gwendoline Robin, ou encore l’exposition chorégraphique MONUMENT 0.4: Lores & Praxes d’Eszter Salamon. Qu’elles soient inédites ou non, les pièces de cette nouvelle édition insistent sur le rôle politique des artistes à la croisée des genres, des continents, des formes.

Focus Marco d’Agostin

Le danseur et chorégraphe italien Marco d’Agostin bénéficie au printemps d’un double éclairage parisien. Présenté dans le cadre de la Soirée Danse du festival Chantiers d’Europe du Théâtre de la Ville, son solo Everything is ok (2015) prend la forme d’une logorrhée vocale et chorégraphique, adressée directement au public. Les 5 et 6 juin, au Théâtre Berthelot à Montreuil, cette fois dans le cadre des Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis, il présentera sa nouvelle création Avalanche, duo gonflant les problématiques déjà abordées dans son précédent solo à l’aide de la portugaise Teresa Silva, dans un torrent de langues, envisageant les mots avec la même force et dans le même épuisement que les gestes.

Rencontres Chorégraphiques 

Cette année encore les Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis ont conçu leur programme en allant chercher des chorégraphes aux quatre coins du monde. Pas moins de trente compagnies, dix-sept nationalités se déploieront de façon tentaculaire pendant un mois sur le territoire du 93, de Pantin à Noisy-le-Grand, en passant par Saint-Ouen, Bobigny, ou Montreuil. Assumant le dépaysement, renforçant l’oecuménisme de ce rassemblement, cette nouvelle édition réunira notamment les chorégraphes Marco Berettini (Suisse), Lisbeth Gruwez (Belgique), Matthieu Barbin (France), Oona Doherty (Irlande),Tzeni Argyriou (Grèce), Daniel Léveillé (Canada) ou encore Tereza Hradilková (République Tchèque).

Focus Philippe Saire

Du 14 au 25 mai prochain, Philippe Saire s’installera au Centre Culturel Suisse à Paris. Le chorégraphe vaudois y présentera la série Dispositifs, quatre pièces conçues entre 2011 et 2018 révélant en creux les zones d’ombres situées entre la danse et les arts visuels. Les corps décrivent des lignes, tracent des formes dans l’espace, transformant les matières du plateau au rythme d’une écriture chorégraphique délicate et lumineuse. La graphique Black Out (2011) les 14 et 15 mai, les duos NEONS Never Ever, Oh ! Noise Shadows (2014) et Vacuum (2015) les 17 et 18, et enfin Ether (2018), présentée pour la première fois en France du 22 au 25 mai.

Photo : Affordable Solution for better linving © Erwan Fichou

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Publié le 30/04/2018


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